Protégeons notre environnement !
Changeons nos habitudes !
Habitat

Nous sommes tous des terriens, l’équilibre écologique que l’humanité a toujours connu est en train de se déstabiliser. La Terre se régénèrera, la vie se maintiendra, le risque porte plutôt sur le niveau de vie, les rêves et les habitudes de l’être humain. Nous n’en envisageons pas que nos enfants vivent avec moins que nous. C’est sur ce moins que nous devons travailler, faire de ce moins d’avoir, moins d’impact environnemental, se traduise en plus de savoir, plus de bonheur et une meilleure qualité de vie.
Émissions de gaz à effet de serre (année 2005 – source GIEC)
Lorsque vous regardez cette courbe, les premières réflexions que nous avons sont les suivantes :
- l’augmentation des gaz à effet de serre est relativement récente à l’échelle de l’humanité,
- les émissions de gaz à effet de serre augmentent, mais cela a-t-il véritablement un impact sur notre quotidien ?

La seconde courbe épouse les évolutions de la population mondiale. Et si vous la comparez avec la première courbe vous verrez qu’elles s’épousent presque parfaitement.
Si vous prenez une courbe qui suit l’évolution de la déforestation mondiale, bien que probablement plus accidentée, elle suit la tendance des deux premières courbes, comme celle qui suit les extractions minières, celle du nombre de logements en Europe, celle de l’artificialisation des sols…
De 650 millions d’habitants en 1700 à presque 7 milliards en 2010. La population mondiale a été multipliée par 10 en 300 ans, pas la Terre.
Imaginez une tarte. Nous étions 300 millions en l’an 1100 à croquer cette tarte. Nous sommes à présent près de 7 milliards et nous voulons tous des parts de plus en plus grandes, la tarte reste la même. C’est exactement le cas de notre planète. Nous sommes de plus en plus nombreux à l’exploiter et nous prélevons tous des parts de plus en plus importantes.
Pour préserver l’être humain, et peut-être une partie de son niveau de vie, nous devons tous dès aujourd’hui revoir nos modes de fonctionnement :
- vivre en ville ? vivre à la campagne ?
- comment se déplacer ?
- comment et où partir en vacances ?
- acheter un nouveau téléviseur a-t-il réellement une grande importance ?
- le bénévolat est-il une perte de temps ?
- le supermarché me rend-il service en me donnant accès facilement à tous les produits de la planète ?
- que sais-je de mes voisins, que puis-je partager avec eux ?
…
La liste des questions n’est pas exhaustive vous y ajouterez les vôtres…
L’européen moyen s’est rapproché de la ville, il est urbain. Il vit en ville à proximité de toutes les commodités et s’est, petit à petit, habitué à un certain confort matériel.
Aujourd’hui les équipements que les collectivités mettent à notre disposition sont conformes à notre mode de vie : la consommation. Nous consommons des séances de natation à la piscine (souvent l’un des bâtiments les plus consommateurs en énergie et en espace), nous partons en week-end à Marrakech (Saint-Dié c’est démodé), nous passons près de 3h30 par jour devant notre téléviseur, et nous ne connaissons ni nos voisins, ni l’avis de nos amis sur le dernier livre sorti. Moralité les collectivités sont persuadées que mettre de l’internet à haut débit partout est une bonne idée, persuadées également qu’un aéroport international doit être maintenu sur leur territoire…
A la lecture de ce mode de vie, parler de réchauffement climatique, de baisse de l’acquisition de matériel, de diminution de l’utilisation des transports individuels, de sobriété énergétique à la maison, etc…peut apparaître comme étant une contrainte et une perte de liberté, de qualité de vie etc...
Si nous défendons d’autres valeurs, liées au partage, elles se diffuseront. Nous aurons, collectivement, plus de chances de tolérer les impacts environnementaux auxquels nous nous sommes nous-mêmes exposés. Ces valeurs pourraient être :
- développement de valeur humaine,
- privilégier l’être à l’avoir,
- retrouver de l’intérêt pour l’environnement local,
- mutualiser au lieu d’individualiser,
- etc…
Concrètement, nombre d’exemples peuvent être imaginés :
- autopartage, ou la mutualisation d’un véhicule pour plusieurs ménages,
- manger local, pour limiter les impacts environnementaux, favoriser les cycles courts, amener de la traçabilité aux produits,
- le voyage en Argentine, ne sera plus une consommation ponctuelle, mais un projet plurifamilial mûri pendant plusieurs années,
- créer ou participer à une crèche parentale,
- livrer bénévolement les courses à des personnes à mobilité réduite, ou simplement le proposer à son voisin,
- etc…
Ces exemples peuvent paraître désuets et sont moins vendeurs que l’amas de technique et de matériel auquel nous sommes exposés quotidiennement, mais ils correspondent à la première étape du triptyque des Négawatts :
- sobriété,
- efficacité,
- renouvelables.
L’association Négawatts œuvre en France, pour qu’à l’échéance de quelques dizaines d’années, nous puissions vivre dans un environnement durable, stimulant et heureux pour 4 fois moins de gaz à effet de serre.