Assurance automobile, multirisques habitation, assurance vie, complémentaire santé, prévoyance, assurance scolaire… Le champ d’intervention de l’assurance est vaste et de plus en plus étendu : aujourd’hui, tout ou presque est assurable.
Mais que recouvre exactement la notion d’assurance ? En voici un aperçu…
L’assurance est l’activité qui consiste à fournir une prestation prédéfinie, généralement financière, à un individu, une association ou une entreprise lors de la survenance d’un risque, en échange de la perception d’une cotisation ou prime.
Les 1ères assurances sont apparues fin XVIIème siècle : les marchands souhaitaient protéger leurs navires contre les pertes subies lors d’un naufrage ou suite aux méfaits des pirates.
Elles se sont développées en suivant les transformations économiques et sociales : apparition des véhicules à moteur, concentration des populations dans les villes avec l’apparition de nouveaux logements et de nouveaux modes de vie.
La vie de tous les jours est pleine de risques : prendre sa voiture, faire réparer son toit, posséder un ordinateur, utiliser sa machine à laver ; toutes ces activités, aussi anodines soient-elles, vous font courir un risque, dont les conséquences notamment financières peuvent être très lourdes s’il se réalise…
Les assurances reposent donc sur la notion de risque et ont pour objectif de vous protéger contre les conséquences financières en payant à votre place.
Les activités de l’assurance sont nombreuses et diversifiées ; elles donnent lieu à plusieurs classifications, parmi lesquelles nous en retiendrons deux.
1. Les assurances de dommages et les assurances de responsabilité
C’est la classification habituelle utilisée par les professionnels de l’assurance en France. Elle dissocie les assurances en fonction de leur finalité.
Les principales assurances de biens et de responsabilité sont les suivantes :

Les assurances de dommages corporels couvrent les risques d’atteinte à l’intégrité physique en cas de maladie ou d’accident corporel.
Soit ces garanties font l’objet de contrats spécifiques (assurance individuelle contre les accidents, complémentaire santé ou hospitalisation, assurance dépendance, garantie des accidents de la vie…),
soit elles sont contenues dans les contrats d’assurance vie.
Selon le cas, les contrats prévoient le versement d’indemnités en cas de décès, incapacité de travail, invalidité, dépendance ainsi que le remboursement des frais de soins de santé.
Les assurances sur la vie comportent elles-mêmes 3 grandes familles :
2. Les assurances vie et non vie
Il s’agit là d’une classification européenne commune à tous les pays de l’Union Européenne. Elle est nécessaire pour la mise au point et l’application de la réglementation européenne dans le domaine de l’assurance.
Pour y voir plus clair, consultez le récapitulatif ci-joint : Les principales classifications des activités d’assurance
Les assureurs
Trois grandes familles d’organismes peuvent opérer sur le marché français de l’assurance :
Les sociétés d’assurances ne peuvent exercer leurs activités qu’après avoir obtenu une autorisation administrative appelée agrément.
Depuis 1994, toute entreprise d’assurances agréée dans un des pays de l’Union Européenne peut exercer son activité sur l’ensemble du marché européen selon deux modalités :
Par ailleurs, les sociétés d’assurances sont contrôlées par des organismes indépendants.
Ces derniers s’assurent que les contrats sont exécutés dans le respect des droits des assurés et vérifient que les sociétés d’assurances sont en mesure de tenir les engagements qu’elles ont contractés envers les assurés.
A défaut, ils peuvent prendre des mesures, allant de l’amende au retrait de l’agrément.
Les réseaux de distribution
Il existe différents canaux de distribution pour commercialiser les produits d’assurance proposées par les sociétés ou mutuelles.
En France, la distribution de l’assurance se caractérise par une très grande diversité de ses réseaux.
Les formes de distribution « traditionnelles » s’appuient principalement sur les intermédiaires notamment les agents généraux et les courtiers d’assurances. Elles incluent également les réseaux salariés, ainsi que les bureaux des sociétés sans intermédiaires, et les réseaux bancaires.

Les 2 sont rémunérés à la commission.
Un même intermédiaire (personne physique ou morale) peut exercer son activité au titre de plusieurs catégories.
Parallèlement, d’autres canaux de distribution se développent : la vente directe par publipostage, téléphone ou Internet, d’une part, la vente chez les distributeurs et constructeurs automobile, agences de voyage, compagnies aériennes... , d’autre part.
Tout contrat d’assurance, quel qu’il soit, prévoit des exclusions, c’est-à-dire des cas dans lesquels l’assurance ne jouera pas.
Certaines sont issues de la loi, d’autres propres au contrat.

Parallèlement, la multitude des assurances proposées, la complexité de leurs clauses amènent parfois le particulier à être couvert plusieurs fois pour un même risque ; on parle alors de cumul d’assurance.
Par exemple, il arrive fréquemment que les multirisques habitation comprennent un volet "assurance scolaire", ou que la carte bancaire offre une "garantie assistance et rapatriement" en cas de séjour à l’étranger payé par ce biais.
En cas de sinistre, l’assuré doit prévenir chaque assureur de l’existence d’un cumul. Hormis les situations frauduleuses, les deux polices sont valables et doivent participer, sur des bases proportionnelles, à la prise en charge des sinistres.
Il est donc souhaitable de vérifier qu’un risque n’ait pas été garanti par plusieurs assurances au-delà de sa valeur réelle, car chacune d’elles ne peut intervenir qu’au prorata de la somme garantie et la somme des différents règlements ne peut en aucun cas excéder la valeur totale du bien assuré.
L’indemnisation correspond à la somme versée par l’assureur pour réparer le préjudice subi par l’assuré ou la victime après un sinistre.
Les prestations versées par les assureurs sont soit de nature indemnitaire, soit de nature forfaitaire.
Les assurances de dommages corporels sont majoritairement soumises au principe indemnitaire ; tel est le cas de l’assurance complémentaire santé pour les frais de soins.
Mais certains contrats, de type individuelle accidents, appliquent le principe forfaitaire et prévoient des prestations prédéterminées.
Si, en théorie, le "passeport européen" permet à une entreprise d’assurance agréée dans l’un des pays membres de l’Union Européenne d’opérer sur l’ensemble du marché européen, en pratique peu d’organismes acceptent d’assurer un risque situé hors frontières, notamment en raison des divergences de réglementation relatives à l’indemnisation des sinistres (à titre d’exemple, le système du bonus-malus n’existe qu’en France et au Luxembourg).
En outre, le calcul des indemnités dues après sinistre fait l’objet de nombreux litiges.
En cas de difficultés, n’hésitez pas à faire appel au réseau FIN-NET.
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