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Education financière

Prêt étudiant

La présente fiche vise à vous renseigner sur les différentes solutions financières à votre disposition si vous êtes étudiant. Vous y trouverez notamment des informations sur les caractéristiques des prêts étudiants.


Etudiants : quelles aides pour vous ?

Frais d’universités ou d’écoles, logement, ordinateur, transports... étudier coûte cher.
Aussi, malgré le concours des parents et les différentes aides publiques existantes, il est parfois nécessaire de recourir à un emprunt pour financer ses années d’études...

Des solutions autres que le crédit

Avant d’aller voir votre banquier, faites le tour de toutes les aides existantes qui pourraient soulager vos finances :

  • Pour le logement tout d’abord, votre enfant peut demander une avance Loca-Pass au 1% logement, afin de financer le dépôt de garantie.
    En outre, il peut solliciter les aides classiques auprès de la Caisse d’Allocations Familiales : aide personnalisée au logement ou allocation de logement à caractère social.
  • Concernant les études proprement dites, des bourses sont régulièrement octroyées sur critères sociaux, mais également au mérite…
    Par ailleurs, des financements peuvent être offerts par les conseils régionaux, départements ou villes, attribués en général pour un projet précis, ainsi que sur critères de mérite et critères sociaux.
  • Si votre enfant décide de poursuivre ses études à l’étranger, frais d’inscription et de scolarité peuvent être pris en charge dans le cadre d’accords conclus entre écoles ou universités. En revanche, il devra financer logement et vie courante…
  • Enfin, de nombreuses aides peuvent être accordées par le CROUS :
  • Le prêt d’honneur :
    C’est un prêt sans intérêt, versé en une seule fois sur votre compte bancaire (au moins 1 000 € et en moyenne 1 500 €), et remboursable, au plus tard, dix ans après l’obtention du diplôme.
    Pour espérer l’obtenir, il faut être de nationalité française (sauf exceptions), non boursier (sauf bourse à échelon 0, c’est-à-dire pour les étudiants exonérés des droits universitaires et de sécurité sociale étudiante) et suivre des cours dans un établissement d’enseignement supérieur dépendant du ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
    Les prêts d’honneur sont attribués sur critères "pédagogiques, sociaux et locaux". Les dossiers de candidature sont à retirer auprès de votre établissement ou du service des bourses du CROUS le plus proche. Il faut les déposer, selon les régions, en octobre-novembre ou en décembre-janvier.
  • L’allocation d’études :
    Elle est accordée aux étudiants (qui en font la demande) en situation familiale difficile et qui remplissent les conditions générales d’attribution des bourses sur critères sociaux.
    La demande peut être déposée à tout moment auprès des services sociaux de votre CROUS. Plus de 10 000 allocations sont attribuées ainsi chaque année. Leur montant varie de 1 335 € à 3 607 € par an.
  • Les aides d’urgence :
    Les assistantes sociales du CROUS peuvent traiter des dossiers de demande d’aides financières ponctuelles en fonction de votre situation individuelle. Ces aides sont délivrées par le Fond de solidarité universitaire (FSU) ou par les Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE).

Si ces dispositifs ne suffisent pas, le crédit reste la meilleure solution. Les prêts étudiants sont souvent attractifs, car chaque établissement se bat pour attirer cette clientèle de futurs cadres avec des prêts à taux cassés et des frais de dossier souvent offerts.

Le prêt étudiant est un crédit à la consommation qui doit vous permettre de financer vos études : frais de scolarité, logement, ordinateur, nourriture, voyage à l’étranger, voiture ou toute autre chose puisque vous n’avez pas à justifier vos dépenses !

Le prêt étudiant

La plupart des banques propose souvent des solutions avantageuses : les prêts sont accordés à des taux d’intérêt particulièrement attractifs, en moyenne de 2 à 3 points inférieur à celui des prêts classiques, et souvent exonérés de frais de dossier.

C’est à priori une bonne solution, mais il convient de ne pas s’engager à la légère ! Comment cela fonctionne, pourquoi emprunter, combien, sur quelle durée et quelles seront les modalités de remboursement ?
Autant de questions qu’il importe de se poser avant de se lancer dans une opération qui viendra grever les finances au début de la vie active…

Conditions d’obtention

  • Avoir entre 18 ans et 25 ans avec des dérogations possibles jusqu’à 30 ans en cas d’études spécifiques (Master of Business Administration par exemple).
  • Prouver sa qualité d’étudiant, mais peu importent la nature et la durée des études poursuivies : BTS, IUT, université, grandes écoles…
  • Présenter une personne qui se porte caution : parent ou tiers, cette personne doit être financièrement apte à rembourser le crédit, en cas de défaillance de l’étudiant, et donc produire ses bulletins de salaire.
  • Souscrire une assurance décès-invalidité.

Mise à disposition et destination des fonds

Payer des frais de scolarité, acheter un ordinateur ou une voiture, régler les dépenses courantes (loyer, nourriture, transport) : le montant du prêt étudiant peut être utilisé librement.
Sauf exception, l’emprunteur n’a pas à fournir de justificatif sur l’utilisation des sommes empruntées.

Après acceptation, la banque vire la somme directement sur le compte de l’étudiant. Quelques jours suffisent. A noter que la somme peut être mise à disposition en une ou plusieurs fois.
En effet, lorsque le prêt est d’un montant élevé et destiné à couvrir plusieurs années d’études, certaines banques proposent un déblocage progressif.
Par exemple, pour un prêt de 12 000 € destiné à couvrir quatre années d’études supérieures, les fonds peuvent être débloqués chaque année à hauteur de 3 000 €, au lieu d’être mis à disposition en une seule fois lors de la signature du prêt.
Cette formule est intéressante à double titre : d’une part, les fonds sont débloqués au rythme des besoins réels de l’étudiant (donc moins de risque de dilapider l’argent…) et le coût total du crédit est moins élevé, car les intérêts ne courent qu’à compter de chaque déblocage des fonds.

Combien emprunter ?

Le montant des prêts étudiants varie selon les banques, les besoins de l’étudiant, le niveau et la durée d’études, les possibilités ultérieures de remboursement.
Pas d’illusion, les établissements prêteront davantage aux étudiants inscrits dans une école d’ingénieurs renommée plutôt qu’en fac de lettres…
De façon générale, les prêts s’échelonnent entre 1 500 et 30 000 € (de l’ordre de 1 500 à 6 000 € pour les bacs +1 et 2, jusqu’à 30 000 € voire plus pour les masters et grandes écoles).
Il est parfois possible d’obtenir une dérogation, en cas d’études très coûteuses.

Modalités de remboursement

Le principal atout des prêts étudiants réside dans leur mode de remboursement.
Tous comportent une période de franchise, également appelée différé de remboursement, pendant laquelle l’étudiant, qui n’est pas censé avoir de revenus réguliers, n’est pas tenu d’amortir le capital emprunté.

Il ne commencera à rembourser son prêt qu’au terme de cette période, une fois qu’il aura achevé ses études et trouvé un emploi stable. La durée de cette période est donc calée sur celle de ses études (avec une petite marge entre la fin des études proprement dites et le début du remboursement du prêt pour plus de souplesse).

  • Le remboursement immédiat
    Le remboursement du capital emprunté commence dès l’obtention du prêt. Chaque mois, la même somme (fixée lors de la souscription) est prélevée sur le compte de l’emprunteur.
    La mensualité comprend une partie du capital emprunté, une partie des intérêts et une fraction de l’assurance décès-invalidité.
    Cette solution ne peut convenir qu’aux étudiants qui travaillent par ailleurs, ou à ceux dont les parents peuvent financer les remboursements.
  • Le différé partiel
    Le remboursement s’effectue en deux fois. Dès mise à disposition du prêt, donc pendant ses études, l’étudiant paye les intérêts dus sur le capital emprunté et la cotisation d’assurance attachée au prêt. Puis à la fin des études, à partir d’une date fixée lors de la souscription du prêt, il procède au remboursement du capital.
    Cette solution est certes pratique, car les mensualités restent faibles pendant la durée des études, mais elle revient plus chère que le remboursement immédiat.
    En effet, plus la franchise est longue, plus le coût du prêt augmente, puisque la banque calcule les intérêts sur le capital que l’emprunteur lui doit.
  • Le différé total
    Rien à payer pendant les études, sauf l’assurance. L’étudiant ne commencera à amortir son prêt, capital + intérêts, qu’à la fin de la période de différé.
    Inconvénients : cette solution est très coûteuse pour l’emprunteur, car, pendant la période de différé, les intérêts dus chaque année viennent s’ajouter au montant du capital et produisent à leur tour des intérêts.
    Exemple pour un emprunt de 10 000 € : si la première année, il y a 800 € d’intérêts, les intérêts de l’année suivante sont calculés sur un capital total de 10 800 €. Bref, il faut payer des intérêts sur les intérêts...

Vous l’aurez compris, la durée du remboursement est étroitement liée à celle du différé.
En effet, la durée d’un prêt est de dix ans maximum. A la fin de cette période, il doit être remboursé intégralement. Ainsi, plus la durée du différé (ou période de franchise) est longue, moins le remboursement pourra être étalé. En clair, si l’étudiant opte pour un différé de 5 ans (maximum généralement autorisé), il devra rembourser son prêt en 5 ans.

Certaines banques permettent d’allonger la période de remboursement, mais toutes ne l’autorisent pas. L’allongement de la période de remboursement est fonction de la durée maximale de la franchise et du remboursement.

Bon à savoir
Les prêts étudiants sont soumis à la règlementation sur le crédit à la consommation : délai de réflexion de 7 jours, remise d’une offre préalable de crédit, remboursement anticipé sans pénalités…

Quelques conseils :

  • Vérifiez si des accords particuliers ont été conclus entre votre école et une banque : cela devrait permettre de vous faire bénéficier des taux d’intérêt les plus bas du marché.
  • Contactez la banque de vos parents : elle pourra accorder un taux préférentiel et la relation client en sera facilitée.
  • N’hésitez pas à faire le tour des banques et demander des simulations pour connaître le coût total du crédit.
  • Soyez attentif au moment de la rentrée scolaire, période pendant laquelle les banques lancent souvent des offres promotionnelles.

Le prêt étudiant garanti par l’Etat

Lancé en septembre 2008, le prêt étudiant est un dispositif réservé aux étudiants, garanti par l’Etat et sans conditions de ressources.
Il vient en remplacement du prêt d’honneur qui avait un champ de bénéficiaires trop restrictif, car seuls pouvaient en bénéficier les étudiants non boursiers ou boursiers à l’échelon 0, et dont le montant moyen était inférieur à 2 000 €.
Les bénéficiaires d’un prêt d’honneur en cours continuent cependant d’en profiter.

Qui peut bénéficier de ce prêt ?

Il faut :

  • être inscrit dans un cursus de l’enseignement supérieur (universités, BTS, IUT, classes préparatoires aux grandes écoles, écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, ...) ;
  • être Français ou ressortissant de l’Union européenne ou de l’espace économique européen (les ressortissants de l’Union Européenne ou de l’EEE doivent justifier de 5 ans de résidence régulière ininterrompue en France au moment de la conclusion du prêt) ;
  • avoir moins de 28 ans.

Pas de condition de ressources ; pas de caution parentale ou d’un tiers, et c’est là le principal avantage du prêt étudiant garanti !

A qui s’adresser ?

Il faut s’adresser à l’un des 5 réseaux de banques partenaires du dispositif : Banques Populaires, Crédit Mutuel CIC, la BRED, les Caisses d’Epargne et la Société Générale.

Quel est le montant maximum de ce prêt ?

Le montant maximum octroyé au titre du prêt étudiant garanti est de 15 000 €.
Au 31 mai 2009, seuls 3 600 étudiants avaient souscrits un emprunt moyen de 8 000 € : le dispositif est encore en phase de décollage.

Quel est le taux d’intérêt ?

Le taux d’intérêt est fixé librement par les banques. Il est d’environ 4%.

Quelles sont les modalités de remboursement ?

Il est possible de procéder à un remboursement différé, total ou partiel. Les modalités de remboursement sont à fixer avec la banque.
Seule obligation : les remboursements ne peuvent être différés au-delà de 10 ans après la date de souscription du prêt.

Quelles pièces justificatives fournir ?

La liste des pièces justificatives nécessaires à la constitution du dossier est détaillée sur les sites internet des banques partenaires ; il s’agit généralement des documents suivants :

  • une pièce d’identité (carte d’identité, passeport...),
  • les derniers relevés de compte si le compte est ouvert dans un autre établissement,
  • un justificatif du statut d’étudiant (carte d’étudiant...),
  • un justificatif de domicile (quittance de loyer, facture EDF...).

En quoi consiste la garantie de l’Etat ?

Dans le cadre de ce dispositif, un fond de garanties “prêts étudiants” a été créé et la gestion de ce fonds a été confié à OSEO.
Ce fonds prend en charge une partie du risque de défaillance encouru par les banques. Ainsi, les banques sont plus à même d’accorder des prêts étudiants.

  • Montant garanti : 70% du montant total du prêt, hors intérêt (les 30% restant sont pris en charge par les banques).
  • Durée de la garantie : 10 ans maximum, à partir de la date du premier versement des fonds.

Qu’en est-il pour la période 2009-2010 ?

Le prêt étudiant est issu d’une convention annuelle, qui permet aux réseaux bancaires signataires de diffuser un prêt aux étudiants sans caution, ni condition de ressources.
La convention 2009 est actuellement en cours de discussion.

Autres sortes de crédit

L’avance rentrée

Lancé il y a trois ans par LCL, ce prêt est désormais disponible auprès de la plupart des grands réseaux. Ce crédit à 0 % est remboursable sur douze mois maximum et permet d’emprunter jusqu’à 1 000 € par an. Il peut prendre la forme d’une autorisation de découvert.
Seule condition pour l’obtenir : justifier du statut d’étudiant et être âgé de 18 ans minimum.

Le crédit Mipe

Le crédit MIPE (micro ordinateur portable étudiant) est destiné aux étudiants, désireux d’acquérir un ordinateur portable.
Il s’agit d’un crédit à la consommation classique accordé sur présentation d’un justificatif d’achat, pour des montants variables selon les établissements (en général plafonné à 2 500 €) et d’une durée maximale de trois ans.
Les taux d’intérêt dépendent des établissements : BNP Paribas l’affiche à 3,93 %, alors que la Caisse d’Épargne Île-de-France le propose à 4,90 %. Depuis 2007, de grandes enseignes telles que la FNAC ou les grandes surfaces ont également le droit de distribuer le crédit MIPE.

Le prêt permis de conduire à 1 €/jour

Commercialisé par l’ensemble des banques, il s’agit d’un crédit à 0 %, destiné aux 18-25 ans et qui porte sur des montants allant de 600 à 1 200 €.
Les intérêts sont pris en charge par l’État et les mensualités de remboursement ne dépassent pas les 30 €/mois, soit 1€/jour.
Pour le mettre en œuvre, il faut fournir à la banque un contrat de formation signé entre le jeune et une école de conduite partenaire.

L’avance sur bourse

Les boursiers de l’État peuvent profiter d’une avance sur bourse à 0 %, sorte d’avance de trésorerie qui permet de disposer du montant de sa bourse dès la rentrée, avant le premier versement du Crous.

À noter, les banques sont prêtes à faire des efforts significatifs pour les jeunes : aucune ne prélève de frais de dossier sur l’ensemble de ces crédits.

Pour aller plus loin


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Etudiants : quelles aides pour vous ?
Fiche informative