Le risque se définit comme un "danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent à une situation ou à une activité" (Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales).
L’analyse économique du risque repose essentiellement sur un outil, le calcul des probabilités, sujet sur lequel nous ne nous attarderons pas ! Nous nous attacherons ici à identifier les principaux risques existants dans le domaine économique et financier et à donner quelques indications sur la gestion des risques.
La notion de risque est présente dans tous les domaines de la vie ; à chaque domaine correspond une définition.
La science qui étudie le risque est la cindynique.
En droit, le risque est l’éventualité d’un événement futur, incertain ou d’un terme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties, et pouvant causer un préjudice comme la perte d’un objet ou tout autre dommage.
On parle également de risque industriel, professionnel, naturel, technologique…
Dans le domaine qui nous intéresse ici, le domaine économique et financier, le risque est lié à la détention d’actifs financiers et représente une possibilité de perte monétaire due à une incertitude que l’on peut quantifier.
En effet, il y aurait une nécessaire corrélation entre le risque pris et l’espérance de gain.
Le risque peut avoir plusieurs origines.
Voici quelques types de risques rencontrés dans le domaine économique et financier :
Ainsi, un emprunteur à taux variable subit un risque de taux lorsque les taux augmentent, car il doit payer des intérêts plus élevés. À l’inverse, un prêteur subit un risque lorsque les taux baissent car il perd des revenus.
Selon le principe de prudence, tout risque quel qu’il soit doit être pris en compte et associé à une réponse appropriée, étant entendu que le risque zéro n’existe pas !
C’est ce à quoi s’attache la gestion des risques, appelée « risk management » dans les pays anglo-saxons.
La gestion des risques consiste à identifier les risques existants, à les évaluer et les prioriser, et à leur associer des moyens de prévention lorsque cela est possible et/ou des moyens de protection.
Cela revient à établir une grille des risques avec des veilles ciblées pour chaque type de risque (politique, juridique, social, environnemental…) et des contre-mesures adaptées.
L’identification des risques implique de rechercher les facteurs ou sources de risques et d’en faire la balance par rapport aux objectifs poursuivis.
Evaluer les risques revient à leur « donner une note » en fonction de leur fréquence d’occurrence et de leur gravité.
Enfin, maîtriser les risques consiste soit à réduire leur fréquence (objectif de la prévention), soit à réduire leur gravité (objectif de la protection), et fait appel à toutes les ressources disponibles : humaines, matérielles, financières…
Dans certaines hypothèses (absence de graves conséquences ou moyens de protection trop coûteux), il faudra passer par une acceptation des risques.
Dans d’autres, il sera possible de mettre en place un transfert des risques par la souscription d’une assurance.
En effet, le contrat d’assurance est un contrat de transfert de risques :
Le mécanisme de l’assurance ne modifie pas la probabilité de survenance du risque, ni ses conséquences. Il se contente de transférer le risque, et plus justement les conséquences notamment financières du risque d’un agent économique, l’assuré, à un ou plusieurs autres.
L’assuré est protégé contre des évènements qu’il ne peut pas supporter seul et peut entreprendre des « activités risquées ».
La compagnie d’assurances effectue, grâce à la souscription de nombreux risques similaires, une mutualisation des risques entre les assurés.
Cette maîtrise statistique du risque permet à l’assureur de diminuer la volatilité totale des risques qu’il accepte de prendre en charge.
La loi des grands nombres permet à l’assureur de connaître approximativement le montant des sinistres futurs.
Afin de faire face aux sinistres exceptionnels, les assureurs peuvent réassurer (avec franchise de leur part) leurs propres risques auprès de compagnies spécialisées ; c’est le principe de la réassurance.